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Fabrice Bonardi, chargé du développement pour la Corse 

Article édité dans A3-Magazine

 

 

 

La Corse : Une nouvelle représentation régionale ?

Le projet de doter la Corse d’une représentation régionale de l’A3 a été présenté au Bureau de l’association en septembre 2016 par l’actuel rédacteur en chef d’A3 Magazine. Le Bureau a accueilli favorablement cette perspective, dans la mesure où une telle création se ferait en bonne intelligence avec les représentations régionales Côte-d’Azur et Paca. C’est dans ce contexte que le projet a été validé par le Conseil d’adminis- tration du 19 septembre 2016.

Le nombre d’adhérents de la région Corse étant actuellement de... 2 personnes, le statut de représentation régionale ne semble devoir entraîner que des effets positifs. En effet, l’île, qui paraît présenter le caractère d’un véritable laboratoire à ciel ouvert, est le « terrain de jeu » favori de nombreux scientifiques du CNRS et d’autres institutions, natio- nales ou internationales.

Ainsi, l’organisme déploie de nombreux partenariats avec l’université de Corse, au travers par exemple des Unités mixtes de recherche Lisa1 ( UMR 6240 ) et Sciences pour l’environnement2 ( UMR 6134 ) et entretient une intense activité au sein de l’Institut d’études scientifiques de Cargèse3 (UMS 820).

La région est le terrain privilégié de recherches de pointe dans des domaines variés ( archéologie, archéozoologie, linguistique, économie, histoire, environnement, énergies renouvelables, ressources naturelles, lit- toral, halieutique, géomatique... ). La plupart des organismes de recherche nationaux y est implantée et d’importantes plateformes y sont installées. Par ailleurs, des personnalités scientifiques de renom y ont déroulé une partie de leur parcours. En voici quelques exemples :

L’Inserm collabore avec l’université de Corse au sein de l’équipe d’accueil 7310 Bioscope Corse-Méditerranée. Le Centre de recherche de l’Inra se répartit entre San Giuliano et Corte. L’activité du BRGM en Corse porte notamment sur la recherche scientifique en géomorphologie du littoral, eaux souterraines, risques naturels, géologie de bassin. L’équipe de chercheurs de l’Ifremer opère les réseaux de surveillance de la qualité de l’environnement et participe à des projets de recherche (aménagement, biodiversité, exploitation de ressources ).

On pourrait évoquer en vrac la Stareso (Station de recherches sous- marines et océanographiques), le Laboratoire régional d’archéologie, la plateformeexpérimentaleMyrte(projetdéveloppéparAreva,l’UMR6134 et le CEA ), le plateau technologique PAGLIA ORBA ( optimisation du stoc- kage de l’énergie, en collaboration avec le CEA ), le projet MillEneR... Une mention particulière pour le plateau de recherche collaborative INSEME ( Island Networking for Solar Energy ManagEment, « ensemble » en langue corse ) inauguré par l’INES en 2011, en collaboration avec le CEA, l’uni- versité de Corse et le CNRS. Il conviendrait de citer également l’Observatoire atmosphérique Corsica, plate-forme instrumentale opérée dans le cadre du chantier «MISTRALS» (Mediterranean Integrated STudies at Regional And Local Scales ) - coordonné par le CNRS.

On notera encore les travaux d’Archeomed ( partage d’informations entre géoarchéologues, géographes physiciens, paléo-environnementalistes, archéologues et historiens) et ceux menés dans le domaine des Sig (Système d’information géographique).

La Corse a fait l’objet de très nombreux ouvrages et d’innombrables articles en archéologie et en archéozoologie notamment, mais aussi dans des domaines variés, publiés par des chercheurs souvent issus du CNRS. On citera parmi eux Laurent-Jacques Costa, le professeur Jean Guilaine ( Collège de France ), Eugène Bonifay ( bien connu de nos lecteurs ), Alain Gauthier, Michel-Claude Weiss, Gabriel Camps, Joseph Cesari, François de Lanfranchi, et bien sûr ceux de Jean-Denis Vigne, médaille d’Argent du CNRS, ou encore Gérard Lenclud.

Au chapitre des revues on retiendra Etudes corses (comptant une cin- quantaine de membres appartenant à plusieurs universités nationales et étrangères), Stantari, dont le CNRS est partenaire et dont le contenu est soumis à l’avis d’un comité scientifique présidé par Yves Coppens, et Espèces (sciences de la vie et de la terre).

Ce rapide survol de la recherche scientifique en Corse mériterait bien sûr d’être complété, pourquoi pas à l’occasion d’un dossier d’A3 Magazine, ou d’un voyage de l’association... Alors, si vous souhaitez participer au défi de la création d’une représentation régionale en Corse, et inventer les activités qui pourraient aller avec, ce sera sans hésitation mais... avec votre adhésion !

 

 

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