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ACTIVITÉS 2017

- 17/10/2017 : Visite effectuée au CEA Tech de Metz le 17 octobre 2017. Une vingtaine d’adhérents A3 Centre-Est ont découvert l’importance du Technopôle Metz 2000, situé dans un très bel environnement de verdure et d’espace aquatique.

Ce campus de l’Université de Lorraine rassemble les établissements ENIM, ENSAM, ISEA, IPEM, Georgia Tech, … ainsi que des structures dédiées aux transferts technologiques et aux relations avec les entreprises.

Depuis  plus de trente ans, le CEA  (Commissariat  à l’Énergie Atomique et aux énergies alternatives) est fortement présent dans les milieux industriels de tailles très variées. Le LETI, Institut de recherche technologique de CEA Tech, spécialisé dans les micro et nanotechnologies et leur intégration dans les systèmes et bien connu de tous, reste un pionnier dans les transferts technologiques aux entreprises et à l’origine de la création de nombreuses sociétés dont certaines avec un grand nombre de personnels ingénieurs et techniciens. Par ailleurs, les relations contractuelles du CEA EPIC avec les EPST, dont le CNRS, sont permanentes depuis les années 80 !

Plus récemment CEA Tech a implanté sept « showrooms » (Lille, Paris-Saclay, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Grenoble et Metz) pour présenter ses résultats de recherche sous forme de démonstrateurs interactifs et pédagogiques. Les entreprises, petites ou grandes, peuvent ainsi découvrir les évolutions technologiques et identifier de nouvelles pistes d’innovation pour leurs procédés de fabrication, leurs produits actuels ou souhaités, sans oublier leur gestion tant technique qu’humaine.

Chaque plate-forme CEA Tech régionale est spécialisée en fonction du contexte industriel local. Ainsi le site de Metz, pour la région Grand Est, possède une trentaine de démonstrateurs technologiques et s’investit plus particulièrement dans la Mécatronique, (pour l’amélioration des produits et procédés avec notamment l’intégration de capteurs communicants dans des outils, dispositifs et pièces avec la recherche systématique d’innovation à valeur ajoutée) et dans la « Conception de l’usine du futur », en partenariat avec PSA Peugeot-Citroën au sein d’une unité de 3400 salariés. Cette plate-forme développe et teste des technologies numériques : réalité virtuelle, robotique pour la manipulation de charges, relations homme-machine, logistique et assemblages intelligents, …

Monsieur Jean-Luc JACQUOT, chef de département et responsable de la plate-forme de Metz, nous a exposé le rôle de ces structures en tant qu’accélérateur d’innovation au service des entreprises. Avec ses quinze collaborateurs, le site lorrain s’investit notamment dans les domaines automobile, bois, énergie, textiles, santé, agriculture, agroalimentaire, matériaux,… Si la prospection en entreprise s’avère difficile, le dialogue à la demande de l’entrepreneur curieux et motivé débouche souvent sur une opportunité en matière de recherche et de développement. L’innovation petite ou grande reste la survie des entreprises. Les appuis juridiques et en propriété industrielle, au cas par cas, restent du ressort du siège du CEA.

Le déficit national en matière d’entreprises possédant entre 200 et 500 salariés reste un handicap majeur pour la mise en œuvre industrielle de l’innovation par insuffisance de liberté, de souplesse et de moyens matériels et humains dans les entreprises de petite taille.

Nous remercions vivement Monsieur Jean-Luc JACQUOT pour la clarté de ses exposés, la pertinence des démonstrations  et  son ouverture au dialogue appréciées par tous les participants.

Les discussions se sont prolongées au restaurant « Garden golf », à proximité immédiate de CEA Tech et du restaurant universitaire du Technopôle, avant le retour à Nancy.

Bernard MAUDINAS

- 23/03/2017  Présentation et visite commentée de l'Ecole de chirurgie de Nancy, de la faculté de médecine de l'Université de Lorraine à Vandoeuvre-lès-Nancy, technopôle Henri PoincaréTrente sept adhérents ont été accueillis par le Docteur Nguyen TRAN, chercheur dans le domaine cardio-vasculaire et codirecteur de l’une des plus importantes écoles de formation en chirurgie d’Europe. La simulation représente son point fort, qu’elle soit numérique en 3D ou mécanique sur des os artificiels. Toutes les spécialités sont concernées et l’École forme notamment les chirurgiens ORL de demain.

Avant la visite détaillée et commentée des locaux, en complet réaménagement, et des robots chirurgicaux de simulation ou télémanipulateurs, notre groupe a suivi un cours original et passionnant sur les nouvelles pratiques pédagogiques à destination des futurs médecins et chirurgiens.

Avec la révolution numérique, l’information ne passe plus uniquement par l’enseignant, ce n’est plus le « Maître savant » mais le « Maître ignorant » selon le concept du philosophe français Jacques Rancière. La masse quotidienne des connaissances publiées (validées ou non), dans son propre domaine de spécialité, rend impossible l’exhaustivité du savoir pour tout individu ! Périodiquement il faudra donc apprendre et maîtriser de nouvelles technologies avant de les enseigner. De plus, les patients s’estiment mieux informés et donc plus exigeants envers le personnel soignant, jamais à l’abri de procédures juridiques. L’habileté et le jugement du chirurgien restent essentiels pour la sécurité des patients. Si les connaissances sont évaluées, il n’en est pas de même concernant les pratiques chirurgicales.

La simulation représente donc la nouvelle stratégie pédagogique.

On travaille sur des mannequins, des patients numériques, des modèles 3D, des animaux, des cadavres, … La simulation technique rassemble les trois étapes de formation possible d’un chirurgien : la théorie et la conceptualisation, la répétition des gestes jusqu’à l’acquisition de leur automatisme. Le compagnonnage, relation privilégiée entre un senior et un novice, permet bien la transmission du savoir mais reste difficile en raison de la formation de masse et de la surcharge habituelle des chirurgiens. C’est un conflit permanent entre l’efficacité professionnelle, dans toutes ses composantes, et la formation des jeunes générations.

Les simulateurs numériques de l’aviation, validant régulièrement les compétences des pilotes, illustrent le virage à prendre pour la validation des gestes chirurgicaux et il faut impliquer de plus en plus les jeunes étudiants-acteurs dans leur propre formation.

L’École, créée en 2006, dispose d’un plateau unique en France et en Europe, avec plus de 1500 participants en 2015 dont 20 % d’Européens.

La formation se déroule en trois étapes :

- Apprentissage théorique avec un compagnonnage numérique à l’aide du e-learning et plus récemment avec un système 2D-3D de télé-chirurgie.

- Entraînement et répétition avec les simulateurs conduisant à l’évaluation et à la certification.

- Enfin travail sur de vrais modèles plus réalistes pour ne pas perdre le coté sensible aspect important de l’intervention chirurgicale.

Toujours en tête, avec cinq centres à la pointe de l’innovation chirurgicale, les facultés de médecine américaines disposent pratiquement toutes d’un centre de simulation et la majorité des télémanipulateurs sont également conçus et fabriqués aux USA. En Europe, on rencontre de petits centres avec peu de moyens. En France, on peut citer le Centre privé de l’École européenne de Paris, l’Ircad à Strasbourg et l’École de Chirurgie de Nancy. Par ailleurs, l’extrême dépendance étrangère pour le gros matériel médical fragilise notre économie. A quand un « Airbus médical » en Europe ?

En conclusion, la simulation est un moyen nouveau d’apprentissage tolérant face à l’échec et bienveillant pour l’enseigné, mais aussi un gage de sécurité pour le patient. Ainsi le chirurgien peut simuler la veille une opération, avec les propres données du patient, avant de la réaliser réellement le lendemain, à l’hôpital, en salle d’opération.

Pour un complément d’informations, nous vous recommandons l’article intitulé :

Développement de la simulation en chirurgie : Expérience de l’École de Chirurgie* de Nancy-Lorraine - « Jamais la première fois sur le patient » dont nous nous sommes largement inspirés.

 

 

 

 

 

 


 

 

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