Visite de La Ruche - Compte-rendu
.C’est dans une impasse cachée du 15ème, que nous nous sommes retrouvés pour découvrir ce haut lieu artistique parisien, baptisé la Ruche. Depuis la fin du 19ème siècle, Paris, la ville-lumière, attirait de nombreux artistes en devenir, peintres, sculpteurs arrivant des quatre coins du monde. Une fois à Paris, sans le sou, ils vivaient au jour le jour, ne mangeant pas toujours à leur faim. C’est un sculpteur reconnu et généreux, Alfred Boucher - (1850-1934) -, d’origine modeste, qui décida dès 1895, de rechercher un site dans Paris pour les accueillir, moyennant un loyer modeste, et leur permettre de travailler leur Art dans les meilleures conditions. Pour cela, il acquiert un terrain de 5000 m2 dans le 15ème arrondissement de Paris, derrière les abattoirs mais qui présentait l’avantage d’être relié à Montparnasse par le tramway. Il récupère de nombreux éléments démontés des pavillons de l’Exposition Universelle de 1900, pour construire les ateliers, certes, très hétéroclites, mais logeables. Nombre de ces artistes en devenir, furent accueillis dans cet endroit mythique : Chagall, Soutine, Zadkine, Modigliani, Brancusi, Léger, Picasso … et même une certaine Jeanne Lanvin à ses débuts. Contrairement aux autres cités d’artistes c’est la seule où les locataires peuvent y rester à vie.
Après avoir franchi la grille monumentale de l’entrée, style Art Nouveau, issue du Palais des Femmes de l’expo universelle de 1900, deux caryatides provenant du pavillon des vins de Gironde nous accueillent à l’entrée de la Rotonde.
D’autres ateliers furent construits, de façon un peu anarchique, autour de la Rotonde, construite à l’origine par Gustave Eiffel pour l’expo universelle de 1900 et replacée ici. Ils ont pu accueillir jusqu’à 140 artistes. Un théâtre de verdure de 300 personnes fut construit, Jouvet y joua à ses débuts. Le tout dans un jardin où la nature reprend ses droits. On sort de ce lieu emblématique, avec une certaine impression de retour en arrière hors du temps, tel un arrêt sur image
A la mort d’Alfred Boucher, en 1934, les héritiers furent confrontés à de nombreux problèmes financiers. Ils furent finalement contraints en 1965 de la vendre à des promoteurs, faute de pouvoir l’entretenir..Marc Chagall, mis au courant, s’éleva contre cette vente et créa un comité de soutien. Hélas, ce ne fut pas suffisant. C’est alors que René et Geneviève Seydoux, touchés par la possible disparition de ce lieu mythique, font un don substantiel en 1971 pour le remettre en état, sauvant ainsi la Ruche.
La Fondation La Ruche-Seydoux naquit en 1985. Elle continue aujourd’hui à gérer ce lieu, aidée par des dons et des subventions d’État.
Depuis 2017, la Ruche est dotée d’une salle d’expositions située au rez-de-chaussée dans le passage Dantzig. Ouverte toute l'année, elle accueille deux vernissages par mois d’artistes contemporains.
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