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Le groupe Occitanie Ouest inclut les départements : Ariège (9) Aveyron (12) Haute Garonne (31) Gers (32) Lot (46) Hautes Pyrénées (65) Tarn (81) et Tarn et Garonne (82)

 

 Membres du bureau:

Francis Dabosi

Maurice Dalens

Martine Defais

Liliane Gorrichon

Daniel Guédalia

Monique Mauzac

Nicole Paillous

Anne Marie Zerr

 

 

 

 

 

Représentant Régional: 

Yvan SEGUI

( 06 26 07 62 34)

yvan@segui.eu

Dernières informations 

CHATEAU DE MAGRIN, LE 17 JUIN : Visite du Musée du Pastel

Pour retrouver les contacts un peu distendus par les restrictions imposées par la crise sanitaire nous avions organisé une visite du musée du pastel situé dans le château de Magrin à une quarantaine de kilomètres au nord est de Toulouse.

Une douzaine de nos membres se sont donc retrouvés par une belle après midi, le 17 juin à la porte du château abritant le Musée.

Les parties les plus anciennes de  château datent du XIIème,  agrémentées d’une façade renaissance au XVIII ème construite grâce aux revenus engendrés par le commerce du pastel . Il a été racheté dans un triste état dans les années 70 par l’actuel propriétaire Mr Ruffino qui s’est attaché à sa restauration.

Les salles de ce  château abritent un petit musée consacré aux wisigoths (Toulouse a été capitale de leur royaume pendant plus d’un siècle) mais surtout une salle offrant de nombreuses informations sur la culture du Pastel, les étapes allant de la cueillette des plantes à la production de la teinture bleue qui a fait la fortune de cette région pendant plusieurs siècles.

Un authentique moulin à pastel est également exposé avec sa meule de près de 200 kg. Il permettait d’écraser les feuilles de la plante pour les transformer en une sorte de pâte ( d’où le nom Pastel). C’est cette pâte, et non le jus extrait, qui contient les molécules donnant les propriétés tinctoriales. Cette pâte est ensuite manuellement façonnée en forme de boules de la taille d’une boule de pétanque appelée cocagnes ( d’où le nom, pays de cocagne qui , vu les bénéfices engendrés par ce commerce est devenu synonyme de pays de grande richesse).

A l’étage un séchoir utilisé pour que les cocagnes  soient desséchées . Plus de 100 000 cocagnes pouvaient y être entreposées. Les actuels séchoirs à maïs ou à tabac que nous pouvons voir sont les descendants de ces séchoirs à pastels.

A l’extérieur nous avons pu voir les plantes elles même ( famille du colza) dont les feuilles (et non la fleur ) sont broyées. Nous avons pu comparer avec l’indigo dont la plante est une sorte d’arbuste de la famille des acacias.

La culture du pastel a été protégée notamment par Henri IV (hébergé au château alors qu’il était en grand danger lors d’un déplacement non loin de là) qui prit un décret punissant de mort ceux qui se utilisaient l’indigo , concurrent du pastel, dans les teintureries du royaume. Plus tard Napoléon 1er favorisât  également la culture du pastel pour s’assurer de l’approvisionnement en teinture pour les uniformes des soldats de l’empire.

D’autres utilisations en peinture ( à l’origine de ce qu’on appelle les teintes pastel) ou en pharmacologie sont  également exploitées. Les méthodes modernes semblent permettre d’obtenir les substance colorantes en quelques mois alors que l’élaboration traditionnelle du XIIIième nécessitait deux ans entre la cueillette et la mise à disposition de la teinture.

Un certain nombre d’entre nous ont pu revenir avec quelques graines de pastel pour expérimenter eux même la culture de cette plante dans leurs jardins. Dans deux ans nous feront un point sur les résultats de cette initiative.

 Après ces deux heures et demi de visite et la prise de photo traditionnelle, nous avons pris le chemin du retour sans nous douter que cette journée pouvait encore nous surprendre. En effet sur le chemin du retour nous avons croisé le chemin d’une sorte de tornade avec une pluie battante, une luminosité très faible et des bourrasques de vent d’une violence inouïe qui couchait des arbres de bonne taille en travers de nos routes. Fort heureusement pas de dégâts sur nos véhicules et nos personnes mais nous avons donc, en prime, assisté à un spectacle rare.

 

Visite pédestre de Toulouse le 26 mars

Les contraintes sanitaires nous ont conduit à annuler ou reporter les évènements prévus mais nous avons pu nous retrouver à 15 le 26 mars à 14h devant l’office du tourisme de Toulouse pour une visite pédestre , par groupes de cinq, de quelques lieux généralement peu connus de notre belle ville.

 

 

 

 Deux heures de marche dans le centre ville nous ont fait découvrir des détails sur les façades, des maisons très anciennes comme la maison des compagnons charpentiers ou des endroits aujourd’hui cachés comme les vestiges d’anciens ponts sur la Garonne.Nous avons tous constaté qu’en étant familier d’un lieu ou d’une ville on oublie de la regarder. Nul doute que nous tirerons profit de cette expérience pour parcourir différemment à l’avenir les rues de notre ville. Ce fut surtout le plaisir de se revoir et d’échanger dans cette période ou les liens sociaux se distendent.

 

 

In memoriam

 

 

 

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Apprenant le décès d’un de ses fidèles, Victor Sanchez dont les obséques se sont déroulées le 24 mars, la région Occitanie-ouest de l’A3 -Rayonnement du CNRS a souhaité partager son émotion avec tous ceux qui l’ont connu tant au niveau régional que national. En effet, Victor Sanchez a eu une riche carrière.

Victor Sanchez était connu à Toulouse pour ses activités au sein du Laboratoire de Génie Chimique dont il fut l’un des directeurs. Sans entrer dans la présentation générale de ses travaux, rappelons que Victor Sanchez et ses collaborateurs mirent au point des procédés de séparation très performants à l’aide de membranes ou par voie électrophorétique. Ces recherches avaient d’ailleurs reçu une grande attention, et une large publicité, y compris  hors des milieux scientifiques, notamment lorsqu’elles ont fait l’objet d’une expérimentation en apesanteur après embarquement sur une navette spatiale. Reconnu par le CNRS, Victor Sanchez fut nommé en 2001 directeur du département des Sciences pour l’Ingénieur (SPI) et devint également Directeur Scientifique du programme interdisciplinaire Energie, initié par le département SPI. Nous soulignerons également l’intérêt qu’il portait aux relations des laboratoires avec des partenaires industriels et qu’il fit preuve d’une énergie considérable pour favoriser leur développement. Directeur de recherches, il avait reçu la médaille d’argent du CNRS. Il était également Docteur honoris causa de l’université d’Oviedo en Espagne et Chevalier dans l’ordre national du Mérite.

Nous regretterons sa ténacité, sa rigueur intellectuelle, sa vivacité et ses qualités humaines. Nous gardons en mémoire le souvenir du grand scientifique et celui du  collègue unanimement apprécié qu’il fut au cours de longues  années partagées.

 

 

Au revoir Victor,

 

Tu m’as accueilli chaleureusement à mon arrivée au Laboratoire de Génie Chimique, c’était en 1978. J’étais comme toi chargé de recherche au CNRS 

tu aurais pu te sentir mal à l’aise devant  un collègue  qui débarquait de Nancy ! Et bien non !

Pendant 7 ans nous avons partagé, non seulement le même bureau, l’un en face de l’autre, mais  nous avons partagé   les mêmes luttes syndicales et aussi et surtout échangé nos idées et travaux de recherche sur les procédés à membranes.

Parti en 1985 pour créer le Laboratoire Membranes de la Lyonnaise des Eaux, j’ai  toujours pu garder le contact tant humain que scientifique.  Victor, Tu as été un des directeurs  du LGC puis du groupement de Recherche « Filtration et Fibres creuses » et  nous avons reçu ensemble la médaille d’Argent du CNRS en 1989 pour nos travaux sur les procédés à membranes.

Tu as laissé un grand vide au Labo lorsque tu es parti à Paris diriger le département SPI du CNRS..puis tu as occupé d’autres fonctions importantes au CNRS…avant de revenir à Toulouse et aussi Madrid pour t’occuper de ta famille..

Annie, je t’adresse, avec Elizabeth, nos plus sincères condoléances.  Pascal-Olivier et Céline, vous avez eu un Père formidable.

Philippe Aptel

 

 

 

Philippe Aptel 

 

 

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Hommage rédigé par Henri-Claude Boisson
Directeur de Recherche CNRS Retraité
Ancien directeur adjoint de l’IMFT (institut mécanique des fluides)

 

 

 

Chers amis de l’A3 CNRS,

Permettez-moi d’exprimer aujourd’hui ma tristesse en apprenant le décès de notre ami Victor Sanchez.

Dans mon parcours personnel en tant que chercheur et directeur-adjoint de laboratoire, Victor, directeur du LGC, syndicaliste du SNCS ou directeur de département est intervenu à différent titres que j’aimerais rapidement évoquer ici.

  •  Dans un programme européen de Bio Séparation dans l’espace où il fit entrer mon équipe de recherche

  •  Dans le programme interdisciplinaire national INRA-CNRS sous l’acronyme PROSETIA dont il fut l’un des instigateurs

  •  Dans le programme régional FERMAT dont la version originale impliquait les laboratoires LGC-IMFT_LISBP doté parle Contrat de Plan Etat Région et par des programmes universitaires

  •  Dans la mise en place des « Ateliers de mécanique des Fluides » à destination des élèves des lycées et collèges, initiés lors de la Journée Mondiale de la Physique

    Et je pourrais citer d’autres relations dont une au sein de l’équipe de Football dans le cadre du CAES du CNRS.

    Je pleure un ami et un soutien professionnel. Je rends hommage à son dynamisme et à sa générosité. Bien sincèrement


    Directeur de Recherche CNRS Retraité
    Ancien directeur adjoint de l’IMFT
    IMFT : Institut de Mécanique des Fluides du CNRS

 

 

Hommage de Michel Delseny

J'ai été très peiné d'apprendre le décès de Victor Sanchez, par votre
petit article dans le N°76 d'A3 Magazine. J'ai connu Victor au moment de
la création de l'ANR en 2005. J'avais été sollicité par Gilles Bloch
pour présider le comité Agro-écologie du programme blanc. Tout était à
faire et Victor a largement coordonné la mise en place de
l'infrastructure qui nous a permis de fonctionner de façon
satisfaisante. Sans son investissement sans faille, cette première année
de fonctionnement aurait pu tourner au fiasco. Nous avions sympathisé à
l'époque  et nous nous étions revus avec plaisir quelquefois après la
fin de mon mandat de 3 ans. Merci de lui avoir rendu hommage; c'était
vraiment un grand serviteur du CNRS et de la science. Bien amicalement ,

Michel Delseny